Lettre pastorale N°17, 3 mai 2020

Lettre pastorale N°17

3 mai 2020 

 

« Au commencement, Dieu crée le ciel et la terre. La terre est comme un grand vide… » C’est ainsi que débute la Bible, respectivement que débute le 1er chapitre de la Genèse. Ce texte nous présente ainsi à la fois la création de la terre, mais également la création des hommes devant Dieu.

Pendant des siècles, les juifs et chrétiens ont lu le début de la Genèse comme le début de l’histoire humaine. Les anciens n’avaient pas nos connaissances scientifiques, mais ils savaient très bien exprimer leurs pensées à travers des images et des récits symboliques.

Ceci a duré surtout jusqu’au 19ème siècle où les scientifiques ont découvert des origines différentes et plus anciennes.

Si l’on veut faire une lecture scientifique de la Genèse, on va donc se retrouver devant de nombreuses contradictions car de nombreux faits scientifiques ne sont pas en lien avec ce qui est écrit dans la Bible. On peut certes décider de prendre ce texte à la lettre et dire que tous ces scientifiques ont tort ou de repenser vraiment à notre relation à Dieu ou à la nature.

Ce texte peut aussi nous donner des pistes pour répondre à la question « A quoi et à qui devons-nous notre existence ? ». Dans ce texte, on apprend que Dieu met de l’ordre dans le chaos, que chaque être est à sa place, et que le couple humain n’y entre qu’à la fin pour soumettre la terre que Dieu lui confie. Dieu admire aussi sa création et constate que c’est une très bonne chose. Et ce qui est sûr pour moi, c’est que Dieu n’a pas soumis la terre à l’être humain pour qu’il la détruise, mais pour qu’il en prenne soin.

Aujourd’hui, on peut se rappeler que l’homme et le monde sont bons au départ, et que dans chaque création, chaque homme de Dieu, il y a du bon. Et peut-être peut-on en conclure que l’on doit simplement prendre soin de la nature et des autres.

Julien Neukomm, catéchète professionnel

3mai 2020